BIG DATA / ANONYM

Avec l’avènement des ordinateurs quantiques et des algorithmes les plus sophistiqués que nous préparent les GAFAM, il y avait tout à craindre pour le respect de notre vie privée. Mais de nouveaux procédés de cryptage pourraient venir à notre secours.

Une récente étude du MIT donne le tournis sur la dimension que peut prendre l’analyse de nos traces numériques. Ainsi, seulement 4 couples de données (prix payé à la caisse et type de magasin visité) ont permis aux Etats Unis d’identifier 95% d’1,5 million de personnes répertoriées dans la base d’un telco !

Sur le web c’est pareil : Google/Alphabet enregistre chaque mois plus de 100 milliards de requêtes qui lui permettent de s’emparer de nos vies privées sans compter l’intrusion dans nos emails et de ce que nous publions dans les réseaux sociaux. Une connaissance absolue de nos comportements qui lui permet ainsi de nous commercialiser comme si nous étions des produits ; notre profil finement analysé, étant ensuite revendu aux annonceurs publicitaires.

Protection des données personnelles : ce qui va changer

La grande idée c’est de décoreler les habitudes et les préférences de l’utilisateur mais sans stocker ses données personnelles au même endroit. Ainsi l’internaute pourrait bénéficier de services spécialisés mais en ne livrant plus d’infos sur sa vie privée.

Le procédé imaginé par le MIT est assez simple : sur les espaces personnels de l’utilisateur sont stockées les données dites sensibles sous une forme chiffrée. Lorsqu’il aura besoin de publier auprès d’un site ou d’une application ses données, le logiciel publiera ces informations mais de façon anonyme : sexe, âge approximatif et zone d’habitation.

Et ce n’est qu’un début car le MIT veut aller encore plus loin en remplaçant les données personnelles par des données totalement abstraites qui ne permettront pas de remonter ou d’identifier un utilisateur.

Protection des données personnelles : une technologie applicable en entreprise ?

Cette technologie est naturellement applicable en entreprise car elle va permettre l’utilisation par tous de données sensibles tout en empêchant les vols ou les fuites grâce à la dépersonnalisation des données.

Protection des données personnelles : préserver aussi l’anonymat des achats en ligne

C’est une idée étonnante, dérivée de la technologie blockchain. En décrochant les achats d’une carte et en produisant autant de cartes virtuelles que de transactions, ce procédé vise ainsi à empêcher le vol de données bancaires.

Une version alpha est d’ailleurs parue en janvier. Mais parions qu’il se passera encore un peu de temps avant que les Gafam ne l’appliquent.