Le phénomène des smart cities

Quand la ville reconstruit sa chaine de valeur

Big data, cloud, open data ...

La ville ne pouvait pas rester plus longtemps à l’écart de la transformation numérique qui est en train de s’emparer de toutes les grandes organisations humaines. Alors comment, nos villes d’aujourd’hui vont-elles devenir des smart cities ?

Les villes ont connu de multiples révolutions dont la dernière en date fut le développement durable et qui a permis de répondre à différents défis en particulier ceux liés à l’environnement. Mais les villes continuant à s’accroitre, d’autres défis apparaissent :

  • plus de 50 % de la population mondiale y habite désormais,
  • les interactions entre les différents systèmes urbains deviennent de plus en plus complexes
  • la fourniture de data ouvertes devient incontournable
  • la gestion des services municipaux exige de plus en plus de décloisonnement et d’interconnexion
  • de nouveaux acteurs souhaitent s’investir dans la gestion de la ville

Les smart cities, une vraie réponse ?

Le pitch des smart cities ce n’est ni plus ni moins que le paradis : une ville économe et intelligente, dans laquelle il fera bon vivre ensemble et où il sera facile de se repérer.

En fait, je pense que la réalité sera encore plus futée et que la ville du futur sera en mesure de s’appuyer sur des algorithmes ultra puissants connectés à des ordinateurs quantiques qui modéliseront en temps réel l’évolution de nos besoins et seront certainement capables de les deviner !

Les smart cities : pour décloisonner les fonctionnements urbains en silos

Je ne vais pas faire la liste des innovations à venir genre Minority Report (on se plante souvent dans ce genre d’exercice), mais un point semble essentiel : la gestion actuellement assurée par le public sera forcément dans le futur partagée avec le privé. En effet, l’administration en silos va voler en éclat avec l’interconnexion des différents services et face aux appétits de nouveaux types d’acteurs :

  • les grands groupes industriels et de services qui ne savent pas encore quoi bien vendre mais qui se disent qu’il ne faut pas passer à côté de ce marché
  • les start up qui y voient un terrain de jeu quasi inépuisable
  • les citoyens qui seront de plus en plus connecté et associés à une vie démocratique en direct, laissant de plus en plus de place à l’initiative

Mieux vaut maitriser les nouvelles technos que le coulage du béton

Bref, tout ce petit monde sera à la fois prestataires, sous-traitants, partenaires. Les smart cities seront ainsi coproduites. D’un modèle très centralisé, la ville passera à un modèle éclaté dans lequel une bonne part de ses prérogatives actuelles lui échappera.

Un vrai bémol dans ce tableau : à force d’être tellement prévisibles, les smart cities ne risquent-elles pas de devenir un peu ennuyeuse ?