NBPIC, le nouveau graal de la Tech ?

Changement majeur ou effet de mode ?

BBPIC = nanotechnologies, biotechnologies, Intelligence artificielle, 3D Printing, Cognitivité

C’est l’acronyme à la mode en ce moment qui englobe les Nanotechnologies, les Biotechnologies, l’Impression 3D – 3D, l’Intelligence artificielle et la Cognitivité. Cette dream team de la tech est-t-elle en train de s’imposer et de devenir la future grande mutation économique comme nous les connaissons tous les soixante ou soixante-dix ans ?

 

C’est la grande question que l’on peut se poser. Sommes-nous en train de vivre une période exceptionnelle qui va préfigurer pour l’humanité un saut technologique majeur ou un énorme soufflé médiatique qui va vite retomber ?

Difficile à dire quand on est acteurs d’un phénomène qui se déroule sous nos yeux et que l’on manque singulièrement de recul pour mieux en appréhender l’importance.
Toutefois, un certain nombre de signes indiquent clairement que nous sommes pris dans une fusion nucléaire d’innovations qui semblent confirmer la réalité de ce bouleversement !

Chacune des briques du NBPIC est une source majeure d’innovation

Tout d’abord, les composantes du NBPIC : certaines des briques des NBPIC prises individuellement alimentent déjà à elle seule ce bouleversement. Prenons individuellement l’IA et les révolutions qu’elle va apporter dans tous les domaines impliquant de la complexité comme le climat, la bourse, les conflits, l’économie … il y aura forcément un avant et un après dans lequel nous serons en mesure d’accéder à la connaissance de cette complexité.

Ensemble, les briques des NBPIC vont s’inter-accélérer

A ce stade c’est un peu comme l’échelle de Richter : l’innovation produite par l’interaction de ces technologies est exponentielle. Souvenons non des révolutions passées : à peine avions-nous le temps de montrer notre scepticisme, que l’usage s’était durablement installé.

L’énergie consacrée aux NBPIC  n’a jamais été aussi importante que maintenant :

Au-delà des institutionnels de la recherche (labos, centres de recherche, départements spécialisés de grands groupes …), ce sont maintenant des millions de start up qui s’immiscent dans ces recherches et s’en approprient la dynamique. Ce nouveau paradigme va forcément engendrer dans les 2 ou 3 ans qui viennent, des innovations de plus en plus radicales et de plus en plus fortes

Jamais la recherche n’a été aussi accessible :

On l’a vu ainsi avec les casques de réalité virtuelle de Google ou les drones en kit, l’open source a cassé les barrières de l’accessibilité à la connaissance et a démocratisé les systèmes de production.

 

Qu’opposer à cela ?

Que ces technologies vont détruire des emplois ? Certes, mais ne fut-ce pas le cas des précédentes révolutions ? Et n’ont-elles pas le plus souvent abouti au final à recréer davantage d’emplois dans le secteur concerné ? Aujourd’hui si Airbnb a détruit quelques emplois dans l’hôtellerie (ce qui reste à prouver) cela n’est rien comparé à ce qui a été réintégré dans l’économie réelle. De même, si quelques taxis souffrent d’une baisse de chiffre d’affaire (qu’ils ont bien mérité), ce sont des milliers d’emplois qui se sont créés partout dans le monde. Et que l’on ne vienne pas nous dire que ce sont des sous emplois : certes les chauffeurs d’Uber ne sont pas salariés mais quand bien même, le voudraient ils ? Avec Uber, ils sont indépendants, libres de leur activité qu’ils peuvent moduler à leur façon.

Que les consommateurs ne vont plus pouvoir suivre cette évolution effrénée ? Ce ne semble pas être le cas tant une grande partie de la population est devenue geek à travers des innovations qui finalement concerne le quotidien de tout un chacun.

Que des dangers mortels nous menacent ? Qu’en particulier l’IA risque de nous supplanter, nous simples mortels ? Peut-être, le risque n’est pas minime. Mais il n’est pas pour les 30 années à venir. Et d’ici là, on peut imaginer que des garde fous auront été mis en place.

D’où l’idée, qu’au-delà de la transformation liée à l’innovation, va se profiler une transformation encore plus radicale qui sera une transformation sociale en profondeur avec le passage du salariat à l’emploi indépendant. Enfin une bonne nouvelle pour la France qui cherche à se transformer dans la douleur depuis des dizaines d’années : en fait la transformation ne viendra pas des acteurs traditionnels mais de la transformation sociale induite par la pression des nouveaux usages et modèles.

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