l'entreprise responsive

Le monde est devenu un gigantesque réseau où des masses colossales d’informations sont en permanence accessibles et partageables. L’avenir est ainsi aussi vite réécrit que compris et le rythme du changement devient exponentiel. Or la majeure partie de nos organisations est encore fondées sur des modèles conçus il y a plus de 100 ans. Comment le concept d’entreprise responsive permet t-il de répondre efficacement à ce défi ?

Mais avant de répondre à cette question, rappelons le contexte :

  • Les organisations actuelles répondaient aux contraintes et aux défis de l’ère industrielle mais elles sont totalement inadaptées à la réalité à venir
  • La routine a endormi les process interne
  • Le cloisonnement en silos a favorisé la non circulation de l’information

Mais ces organisations taillées pour un futur prévisible, ne sont plus adaptées pour faire face à un monde imprévisible. Leur modèle les rend en effet inapte à l’adaptabilité, à l’apprentissage rapide et à la libre circulation de l’information.

De fait, ces organisations ont atteint leur point de rupture : sous les assauts répétés de clients insaisissables, d’investisseurs de plus en plus exigeants, elles éprouvent de grandes difficultés à s’inscrire dans un futur qui apparait particulièrement menaçant.

L’émergence des entreprises responsive

Popularisé par le responsive design, le terme responsive exprime parfaitement l’idée d’adaptabilité à un environnement hétérogène. C’est l’enjeu de l’entreprise responsive qui est conçue pour apprendre en permanence et être en capacité de réagir rapidement. L’entreprise responsive encourage ainsi la libre circulation de l’information, l’apprentissage basé sur des cycles courts et la mise en réseau des employés, des clients et des partenaires.

Les gènes d’une entreprise responsive

L’entreprise prévisible déploie un modèle d’organisation fait pour prospérer dans des environnements imprévisibles en équilibrant les tensions suivantes :

  • Bénéfice <> But
  • Hiérarchies <> Réseaux
  • Contrôle <> Autonomie
  • Planification <> Expérimentation
  • Confidentialité <> Transparence

L’analyse de ces « tensions » illustre bien la pertinence de ce nouveau modèle.

La réussite plutôt que le bénéfice :

Une entreprise traditionnelle a pour objectif la création de valeur immédiate, ou pour résumer faire de l’argent ; et ce souvent au mépris de son rôle social et dans une logique courtermiste. Alors que l’entreprise responsive considère le profit comme un sous-produit de la réussite. Ces entreprises à l’instar de Google / Alphabet proposent ainsi des objectifs clairs et visionnaires qui impliquent des actionnaires, des communautés et des partenaires engagés.

L’autonomie plutôt que le contrôle

Dans le passé au sommet de la pyramide, un nombre très limité de personnes détenait un pouvoir absolu. Aujourd’hui, le pouvoir se situe davantage entre les mains de la R&D ou de ceux qui sont proches des clients. A noter l’expérience unique de suppression de la hiérarchie chez Zappos qui illustre parfaitement cette tendance.

L’expérimentation plutôt que la planification :

La planification n’est plus d’actualité car elle ne permet pas une fois entamée, de changer radicalement de cap. Aujourd’hui, l’entreprise responsive comprend qu’un plan perd de la valeur dès lors qu’il est mis en œuvre. D’où l’importance d’embrasser des méthodes agiles et de progresser à travers l’expérimentation et l’itération.

Les réseaux plutôt que la hiérarchie :

De la gestion de la gestion, l’entreprise responsive est passée à un modèle qui privilégie l’auto organisation et une plus grande perméabilité à la collaboration interne mais aussi externe. D’où de la coordination plutôt que de la gestion, et une autonomie fortement accrue.

La transparence plutôt que la confidentialité :

Avant, l’information c’était le pouvoir. Sa rétention, c’était l’assurance d’un avantage concurrentiel certain. Dorénavant, l’information est abondante et accessible par tous. Elle est utilisable de manière productive et son utilisation partagée l’emporte largement sur la confidentialité.
En témoigne l’exemple étonnant de Tesla qui ne dépose pas de brevets industriels et ouvre totalement sa R&D à l’externe, suscitant ainsi un écosystème vivant et dynamisant pour ses activités.

Et vous ? Quel est le degré de responsive de votre organisation ?

Pour en savoir plus, une bonne présentation de responsive.org

http://fr.slideshare.net/responsiveorg/the-responsive-organisation-a-framework-for-changing-how-your-organisation-works

 

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