La Presse la fin du papier

Comme un signe annonciateur des grands bouleversements à venir de la presse écrite, le quotidien La Presse vient d’annoncer qu’il mettait fin à la sortie quotidienne de sa version papier.

A qui le tour ? C’est la question que l’on est tenté de se poser, tant le sujet devient d’actualité partout dans le monde. En effet, à l’allure où vont les choses, qui aura encore envie de lire un quotidien papier dans un horizon de 5 ans ? Ce passage au tout numérique semble tout à fait inéluctable.

Une rupture numérique, annonciatrice de grands changements

Surtout pour les journaux quotidiens dont les contenus plus textuels que visuels sont à la limite bien plus agréable à lire sur écran qu’en format papier. L’écran a cela d’agréable qu’il permet une manipulation de l’écrit, qu’il facilite la lecture et s’emporte partout avec soi.

Ecologique cette rupture numérique ?

Par contre, on peut rester réservé quant à la justification écologique du transfert de la version papier au numérique. Les discussions sur les empreintes écologiques respectives de chaque support n’ont toujours pas véritablement fait émerger un vainqueur absolu. Si moins de papier consommé signifie moins d’arbres abattus, en revanche le numérique implique également une succession de coûts additionnels souvent méconnus tant au niveau de l’utilisateur final que du service pour produire le support.

Et si le papier est globalement recyclable, ce n’est pas le cas de la tablette nécessairement utilisée.

Mais on peut néanmoins parier que la balance penchera de plus en plus fortement en faveur du numérique qui bénéficiera grâce aux évolutions des technos d’une optimisation de l’énergie consommée et des supports utilisés.

En tous cas, cette question semble déjà tranchée au quotidien La Presse qui est quand même un des principaux quotidiens du Canada ! Cette décision sans précédent n’est toutefois pas le fruit de la précipitation.

Une rupture numérique bien préparée par La Presse

Bien au contraire c’est une mutation, mûrement réfléchie qui a conduit La Presse à investir dans une version tablette de qualité. Il faut dire également que le Canada bénéficie d’un lectorat qui s’est totalement approprié les supports numériques de lecture. Même la pub a été conçue pour s’insérer agréablement dans ce nouvel environnement.

Et le marché semble donner raison à ce changement stratégique puisque La Presse a su se créer une audience quotidienne de plusieurs centaines de milliers de lecteurs. D’autres titres de la presse canadienne devraient suivre le mouvement.

Et en France me direz-vous ? Fidèle à elle-même, aucun projet de ce type ne pointe son nez. Les lecteurs ne sont pas prêts parait-il ? Et si c’étaient plutôt les professionnels de la presse qui ne l’étaient pas ? On prend le pari ?

 

 

 

 

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